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The Mystery of the Divine

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Muhammad Yunus + MicroCredit/Social Business
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Let's make our Earth a Heaven!
Since we all dream of a better world,
Let's make it all together..
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Everything is POSSIBLE!!!
We did walk on the Moon...
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Heaven On Earth:
The concept alone is a World BREAKING NEWS!
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It is everybody's dream...
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Launch a WorldWide Movement, in a globalized world now united through the media world
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One shared project and one federating "Horizon" for Humanity (this is what our civilisation is missing)
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The World Wide Win Wins, to satisfy each and every human being:
get the poor richer, the sad happier, and the happy even more happy inside a happy world environment...
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A decent legit & happy life for everybody!
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Because in the end, we all want the same thing:
1. our personal happiness
2. harmony with the world
3. and live in a paradise...
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Analyze Humanity:
its functioning, its history, its common denominator
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The Path / The Program:
-a World Council,
-a Worldwide Social Liberalism,
-Schools of Life,
-a World Donation Foundation, 
-Environment Relief,
-Harmony Music Festivals,
-Well Being & Happiness,
-Reconciliation of Religions,
-and more...
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Humanism:
believing in mankind
-
The 50-50 Life:
Realize yourself and contribute to the well being of society...
"Live & Let Live" (Gandhi)
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Humanity is just one big family
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Egalement un commentaire relatant tel évènement dans le monde incluant l'intervention de l'ONU ou la nécessitant!


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Mortalité infantile : les Objectifs du millénaire seront difficilement réalisables
LEMONDE.FR avec AFP | 11.04.08 | 07h26  •  Mis à jour le 11.04.08 | 07h26

uit ans après leur adoption, les Objectifs du millénaire en matière de résorbtion de la mortalité maternelle et infantile (Objectifs 4 et 5) pourront-ils être tenus ? Les conclusions d'un bilan à mi-parcours, cité par l'hebdomadaire The Lancet permettent d'en douter.

 

Le rapport 2008 du "Compte à rebours 2015" dresse un bilan intermédiaire pessimiste : "un progrès rapide est possible, mais bien davantage peut et doit être fait", notent ses auteurs. En effet moins d'un quart des 68 pays qui concentrent la quasi-totalité de la mortalité maternelle et infantile sont sur la voie d'atteindre les  objectifs qui leur étaient fixés, soit, en particulier, une diminution de deux-tiers de la mortalité des enfants de moins de 5 ans entre 1990 et 2015 (objectif 4). Des "succès notables" sont relevés en Chine, au Bangladesh, au Laos, en Indonésie, au Népal, aux Philippines, au Turkménistan, au Mexique, au Brésil, au Guatemala, au Pérou, en Bolivie en Haïti, en Erithrée, en Egypte, au Maroc.

La situation en Afrique reste à l'inverse particulièrement préoccupante : "au moins la moitié de la mortalité infantile et maternelle concerne l'Afrique sub-saharienne", souligne Richard Horton, rédacteur en chef de l'hebdomadaire. Dans 12 pays de cette région, la situation s'est même aggravée (Botswana, Swaziland, Zimbabwe, Lesotho, Kenya, Congo, Guinée équatoriale, Afrique du Sud, Cameroun, Tchad, République centrafricaine et Zambie).

La mortalité maternelle reste élevée ou très élevée dans 56 des 68 pays concernés. Mais les données manquent pour déterminer si les pays progressent dans l'amélioration de la santé maternelle.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé récemment l'organisation en septembre d'une réunion internationale visant à stimuler la mise en oeuvre des huit Objectifs du millénaire pour le développement, approuvés par les dirigeants du monde en 2000 pour réduire la pauvreté à l'horizon 2015. Fondé en 2005, le "Compte à rebours 2015" établit un bilan des objectifs atteints et incite les pays concernés à poursuivre leurs efforts. La 2e conférence "Compte à rebours 2015" se tiendra au Cap (Afrique du Sud) du 17 au 19 avril. Le rapport 2008 sera dévoilé à cette occasion.



100 millions de personnes pourraient basculer dans la pauvreté

Le doublement des prix des denrées alimentaires au cours des trois dernières années risque de plonger dans la pauvreté 100 millions de personnes à faibles revenus, et d'augmenter le taux de pauvreté dans le monde de trois à cinq points de pourcentage, a déclaré jeudi un haut responsable de la Banque mondiale, Marcelo Giugale, directeur du programme de réduction de la pauvreté et de gestion économique pour l'Amérique latine et les Carabes. De 2005 à 2007, les prix mondiaux du blé ont augmenté de 70%, ceux du maïs de 80% et les prix du lait ont pratiquement doublé. L'augmentation du prix du fioul et des engrais utilisés pour l'agriculture a également contribué à ces hausses de prix, de même que les cultures destinées aux biocarburants, qui ont transféré une partie de la production du marché de l'alimentation vers le marché de l'énergie. Cette aggravation de la pauvreté va à l'encontre de l'Objectif 1 du Millénaire qui fixe comme but une réduction de moitié de la population vivant dans une extrème pauvreté (moins d'un dollar par jour) et de la population qui souffre de la faim.

Commentaire n°1 posté par Mortalité infantile - Obj Millénaire irréalisable? le 11/04/2008 à 07h51
Les colonies israéliennes continuent de se développer en Cisjordanie
LE MONDE | 08.11.07 | 14h49  •  Mis à jour le 08.11.07 | 14h49
JÉRUSALEM CORRESPONDANT

moins de trois semaines de la réunion israélo-palestinienne censée se tenir le 26 novembre aux Etats-Unis, à Annapolis (Maryland), la colonisation de la Cisjordanie continue. Selon un rapport de l'organisation non gouvernementale israélienne La Paix maintenant, publié le mercredi 7 novembre, la construction bat son plein dans 131 implantations. Quatre-vingt-huit sont situées à l'ouest de "la barrière de sécurité" construite par Israël en terre palestinienne, principalement dans les grands blocs à la périphérie de Jérusalem et quarante-trois autres à l'est du "mur".

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Le rapport ajoute que dans 34 colonies sauvages qu'Israël s'est engagé à évacuer, les constructions et l'installation de caravanes ont continué. Citant les chiffres officiels du bureau israélien central des statistiques, La Paix maintenant indique qu'il y a désormais 267 500 Israéliens vivant dans les colonies (sans compter les habitants des quartiers de colonisation situés à l'est de Jérusalem) et que l'augmentation s'effectue au rythme annuel de 5,8 % alors que la progression démographique n'est que de 1,8 % en Israël. Ce qui signifie qu'il ne s'agit pas de croissance naturelle comme l'affirme le gouvernement mais d'une véritable "migration" en direction de la Cisjordanie. "Si cela continue, il n'y aura plus d'Etat palestinien mais un Etat de colons", a souligné Yariv Oppenheimer, secrétaire général de l'organisation.

En effet, au fur et à mesure que le temps passe, la Cisjordanie est grignotée par la colonisation, ce qui rend de plus en plus improbable la création d'un Etat palestinien auquel doit normalement aboutir le processus qui sera engagé lors de la réunion d'Annapolis. Comme l'indique Rafiq Husseini, proche conseiller de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, "ce qu'Israël accomplit sur le terrain est un obstacle à ce que nous essayons de mettre en place".

Le rapport dénonce également les projets de construction dans la zone E1 bordant Jérusalem-Est qui couperait la Cisjordanie en deux et isolerait ce territoire de Jérusalem, ce qui "empêche la création d'un Etat palestinien viable et rend impossible un accord pour mettre fin au conflit". La construction d'une route de contournement du bloc de colonies de Maale Adumim, censée faciliter la liberté de circulation des Palestiniens, outre qu'elle occupera 112 hectares de terres, est condamnée par l'ONG : "C'est comme si l'on se vantait de soigner un homme blessé après lui avoir coupé la main."

Afin de poursuivre leur projet et de contourner l'interdiction de transporter des caravanes ou des mobilhomes sans l'autorisation de l'administration, les colons les assemblent sur place après avoir apporté les matériaux nécessaires, portes, fenêtres, cloisons.

Le rapport rappelle que depuis l'accession d'Ariel Sharon au pouvoir en février 2001, cinquante et une colonies sauvages ont été créées et qu'aucune d'entre elles n'a été démantelée contrairement aux promesses faites. Dans le cas de celle de Migron, au nord de Jérusalem, cela fait la quatrième fois que les autorités demandent un délai à la Cour suprême pour répondre à la question de la propriété des terres occupées. Pendant ce temps, elles continuent de se développer.

Depuis la création des colonies sauvages au début des années 1990, "30 évacuations ont été ordonnées. 18 n'ont jamais été habitées et sur les 12 autres, quatre ont été véritablement évacuées (au moment du désengagement de la bande de Gaza)".

Ce rapport de La Paix maintenant démontre, une fois de plus, qu'aucun frein n'a été mis à la colonisation et que ce phénomène se poursuivant à vitesse accélérée, il devient pratiquement impossible de tracer les contours d'un Etat palestinien digne de ce nom en Cisjordanie à moins d'expulser une grande majorité de colons, ce qui n'a jamais été la voie privilégiée jusqu'à présent par les autorités israéliennes.


Michel Bôle-Richard

Une progression constante

Le nombre de colons en Cisjordanie (hors quartiers de colonisation de Jérusalem-Est) et à Gaza (jusqu'à l'évacuation de 2005) est passé de 32 000 en 1984 à 66 000 en 1988, puis à 115 000 en 1993, selon les statistiques israéliennes.

La colonisation n'a pas été freinée par le processus de paix de 1993, puisque le nombre de colons est passé à 200 000 à la veille de la deuxième Intifada, puis à 267 000 aujourd'hui. En 2005, le retrait des colons de Gaza n'avait pas empêché une nouvelle progression du nombre total des colons.

A Jérusalem-Est, la colonisation progresse à un rythme identique : 172 000 colons en 2000, 178 000 en 2003 et 184 000 en 2005, selon les statistiques israéliennes.

Article paru dans l'édition du 09.11.07
Commentaire n°2 posté par Colonies Israeliennes en progression en Cisjordanie! le 08/11/2007 à 17h16
Selon l'OCDE, l'Inde peut réduire sa pauvreté de moitié d'ici à 2015
LE MONDE | 09.10.07 | 14h44  •  Mis à jour le 09.10.07 | 15h48
NEW DELHI CORRESPONDANCE

ans une étude publiée mardi 9 octobre, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que l'Inde doit assouplir sa législation du travail, accélérer les réformes dans l'éducation, et développer ses infrastructures, pour maintenir son rythme de croissance. Après avoir dépassé les 9 % en 2006, celle-ci devrait se situer en 2007 aux alentours de 8,5 %.
Parmi les freins à la croissance identifiés, l'étude insiste sur la rigidité de la législation du travail, qu'illustre "l'obligation d'obtenir une autorisation publique pour licencier même un seul salarié dans les unités manufacturières de plus de 100 travailleurs". D'où ce paradoxe : l'industrie s'est développée dans des secteurs à forte intensité capitalistique, alors que la main-d'oeuvre disponible dans le pays est une des moins chères au monde.

Cette rigidité du marché du travail empêche les ouvriers agricoles d'occuper des emplois mieux rémunérés dans l'industrie. L'agriculture fait travailler 57 % de la population active alors qu'elle contribue à seulement 20 % du produit intérieur brut (PIB). Comme l'a démontré Hiroko Oura dans une étude du Fonds monétaire international (FMI), publiée le 1er septembre, le transfert de main-d'oeuvre indienne depuis le secteur agricole vers l'industrie est le plus bas d'Asie. L'Inde a réussi sa révolution informatique. Elle doit désormais accomplir sa révolution industrielle.

Le contexte est favorable. Une enquête de la société de services informatiques Capgemini auprès de 340 entreprises mondiales, rendue public le 5 octobre, révèle que l'intérêt des fabricants pour l'Inde est plus important que pour la Chine. "Nous avons été surpris par leurs réponses lorsque nous leur demandions quels étaient leurs plans pour les années à venir. La délocalisation de la production en Inde est davantage une priorité que celle de la partie administrative", a déclaré l'auteur du rapport, Roy Lenders, à l'AFP.

COMPLEXITÉS ADMINISTRATIVES

Pour favoriser l'expansion de l'industrie, encore faut-il que l'Inde développe ses infrastructures. Le Conseil national pour la compétitivité manufacturière estime que les carences dans ce domaine coûtent 1,5 point de croissance par an.

Les coûts de logistique en Inde sont parmi les plus élevés du monde. M. Pinto, ancien secrétaire d'Etat aux affaires maritimes, a récemment jugé qu'ils représentaient 15 % du PIB indien contre 8 % en moyenne dans les autres pays. "Le secteur de l'électricité est un sérieux frein à la croissance", souligne par ailleurs l'étude de l'OCDE. Alors que chaque année, 40 % de l'électricité consommée est volée, le secteur souffre d'une rentabilité insuffisante.

L'Inde veut consacrer 250 milliards de dollars (178 milliards d'euros) à la modernisation des infrastructures d'ici 2012, en y associant le secteur privé. Mais la complexité des procédures administratives ralentit l'exécution des chantiers. Ainsi, l'autorité indienne des autoroutes nationales, qui souhaite en construire 1 231 kilomètres, attend l'autorisation de son ministère de tutelle qui doit lui même consulter un comité d'approbation des partenariats publics-privés. Le projet attend depuis avril.

L'OCDE estime que la politique d'ouverture du secteur des infrastructures aux investisseurs privés doit être poursuivie dans d'autres domaines, comme celui de l'éducation. Les dépenses dans l'enseignement supérieur ne représentent que 0,8 % du PIB, soit la moitié de la moyenne observée dans les autres pays émergents. La mauvaise performance du système éducatif est un frein à l'innovation. Quant à la Banque mondiale, elle a récemment mis en garde l'Inde au sujet de ses faiblesses en matière de recherche et de développement. Le pays ne compte que 5 000 doctorants.

Si l'Inde mène ces réformes structurelles, l'OCDE considère que le pays pourrait réduire sa pauvreté de moitié d'ici 2015. Mais la marge de manoeuvre du gouvernement est étroite. Le Parti communiste, qui fait partie de la coalition au pouvoir, s'est plusieurs fois opposé aux annonces de privatisations. La perspective d'élections anticipées, en 2008, risque de ralentir d'autant plus le rythme des réformes.


Julien Bouissou
Article paru dans l'édition du 10.10.07
Commentaire n°3 posté par L'Inde : baisse de moitié de sa pauvreté en 2015? le 09/10/2007 à 16h09
Arrestations musclées, interrogatoires, tortures, des moines birmans témoignent
LEMONDE.FR | 08.10.07 | 17h07  •  Mis à jour le 08.10.07 | 17h26

arqué pendant six jours dans un hangar surchauffé avec mille autres moines, un jeune bonze birman de 18 ans décrit, à l'Agence France Presse, les conditions inhumaines de son arrestation et de son emprisonnement par la junte, survenus ces dernières semaines. "Nous avons été battus, plusieurs fois, à coups de poing et de pied ou avec des bâtons. Puis nous avons été répartis en groupes de dix et interrogés un par un. Ils voulaient savoir si nous avions participé aux manifestations et qui était le meneur dans notre monastère", confie le moine, sous couvert d'anonymat.

Un matin, les soldats sont arrivés à son monastère, expliquant aux bonzes qu'ils allaient les emmener prendre une collation offerte par l'armée. Parfois les militaires ne s'embarrassent pas de tels prétextes. "L'armée s'est conduite comme si elle attaquait un camp terroriste", raconte un civil, sur Democratic Voice of Burma, un site d'opposition basé en Norvège, qui a assisté à une scène similaire dans un autre monastère de la capitale. D'après ce témoin, tout le monde a été arrêté, même les civils qui s'étaient réfugiés dans le lieu de culte, y compris "les femmes avec leurs bambins".

Une fois rassemblés, les moines sont enfermés dans des bâtiments surchauffés, sans fenêtre ni toilettes. Ils sont obligés de se dévêtir, puis battus à plusieurs reprises. "Nous avons été forcés de nous agenouiller, la tête vers le sol, comme des  prisonniers, poursuit le jeune bonze interrogé par l'AFP. Nous sommes restés deux jours comme cela, avant qu'on nous déshabille."

GRAVES BLESSURES

A la fin des interrogatoires, les moines sont enfermés par groupes de soixante, obligés de s'agenouiller et de faire leurs besoins à même le sol. Autour de lui, le jeune religieux reconnaît des membres d'autres monastères, sévèrement battus par les soldats auxquels ils ont tenté de résister. "Certains étaient grièvement blessés, les paupières fermées à la suite de coups répétés. D'autres étaient blessés à la tête et aux bras. Certains avaient même des fractures ouvertes", a assuré le moine.

L'état de santé des personnes incarcérées inquiète particulièrement l'association d'aide aux prisonniers politiques. "De nombreux détenus, qui ont subi des blessures durant les manifestations, n'ont pas reçu de soins médicaux", déplore l'association. "Les moines n'ont pas suffisamment de nourriture et d'eau, et sont maintenus dans des salles combles, où la transmission de maladies menace", prévient l'organisme.

HONTE DES SOLDATS

Selon le jeune moine, des soldats bouddhistes ont avoué avoir eu honte du traitement infligé aux religieux. "Des soldats bouddhistes sont venus s'excuser et implorer notre pardon. Ils  nous ont dit que s'ils nous traitaient de la sorte, c'est parce qu'ils en  avaient reçu l'ordre de leurs officiers." "Des moines ont alors prédit aux soldats qu'ils iraient en enfer, et certains militaires ont commencé à pleurer, car ils savaient que c'était vrai", commente-t-il.

Les bonzes ont ensuite été répartis en plusieurs groupes : dans un premier, ceux soupçonnés d'avoir participé aux manifestations, dans un autre ceux accusés d'avoir mené les manifestations et enfin dans un dernier ceux soupçonnés de les avoir soutenues. Le jeune moine a finalement été libéré en compagnie d'autres bonzes de son monastère, après avoir assuré aux militaires qu'il n'avait jamais manifesté.  

Les associations sont toutefois pessimistes sur l'évolution des événements. Pour Democratic Voice of Burma, les monastères vont certainement se repeupler, mais comme le craignent les populations locales, "avec des moines qui soutiennent le gouvernement".


Le Monde.fr, avec AFP

Commentaire n°4 posté par Torture des Bonzes en Birmanie!!! le 09/10/2007 à 07h55
Les moines bouddhistes continuent à défier le régime birman
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 18.09.07 | 10h59  •  Mis à jour le 18.09.07 | 11h17

lus de 300 moines bouddhistes ont défilé en priant, mardi 18 septembre, dans les rues de Rangoun en signe de défi majeur à la junte militaire, qui est confrontée depuis un mois à une vague de protestations contre la vie chère. Les manifestations, en particulier de bonzes, sont extrêmement rares en Birmanie, où le régime ne tolère aucune contestation.
Les moines ont d'abord cherché à se rendre à la célèbre pagode Shwedagon, mais les autorités avaient fermé toutes les entrées de ce complexe de temples, et des miliciens pro-régime étaient postés près de l'édifice. Les bonzes ont décidé de poursuivre leur défilé en récitant des prières. Le trafic s'est parfois interrompu, tandis que des badauds observaient la scène depuis les trottoirs. Des policiers anti-émeutes étaient en alerte dans des camions garés dans les rues voisines.

DURCISSEMENT DU RÉGIME

Des organisations bouddhistes avaient appelé les bonzes à de telles marches contre le régime militaire si celui-ci ne présentait pas des excuses pour les récentes violences dont ont été victimes des bonzes, ont rapporté des médias proches de l'opposition en exil en Thaïlande, et à boycotter les aumônes des membres de la junte et de leurs collaborateurs. Une mesure prise très au sérieux dans ce pays profondément religieux : s'il ne sacrifie pas au rituel de l'aumône, un bouddhiste perd toute chance d'accéder au nirvana, et ainsi d'être délivré du cycle des réincarnations.

Des manifestations avaient éclaté le 19 août en Birmanie après l'augmentation massive des prix des carburants et des transports en commun, entraînant un durcissement du régime qui avait fait arrêter des dizaines d'opposants, dont des membres de la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix assignée en résidence dans le pays. Le mécontentement s'était ensuite propagé en province, notamment parmi les moines.

Le 5 septembre, plusieurs centaines de bonzes ont défilé ainsi à Pakokku (plus de 500 km au nord de Rangoun), des soldats tiré en l'air, tandis que des miliciens favorables au régime frappaient des moines. Le lendemain, une vingtaine de responsables locaux avaient été retenus en otage dans un monastère et, après leur libération, des bonzes avaient saccagé un magasin et une habitation appartenant à des miliciens proches de la junte militaire.

Commentaire n°5 posté par Manifestations contre le Regime militaire Birman le 18/09/2007 à 20h59
Les Nations unies reconnaissent les droits des peuples indigènes
LE MONDE | 14.09.07 | 15h00  •  Mis à jour le 14.09.07 | 15h00
NEW YORK (NATIONS UNIES) CORRESPONDANT

u terme de plus de vingt ans de négociations, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté, jeudi 13 septembre, une déclaration symbolique reconnaissant de larges droits aux quelque 370 millions de personnes appartenant aux peuples autochtones, souvent marginalisés à travers le monde.

Le texte proclame "le droit à l'autodétermination" des peuples premiers et réclame pour eux, le cas échéant, "des réparations". Il vise notamment à protéger la spécificité de leur culture, l'intégrité de leurs terres, et à les prémunir contre toute discrimination.
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, l'adoption de la déclaration est un "triomphe pour les peuples indigènes du monde entier". Elle marque, selon M. Ban, "un moment historique où les Etats membres de l'ONU et les peuples indigènes ont réconcilié leurs histoires douloureuses".

Seuls les Etats-Unis, l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande ont voté contre la déclaration. Les quatre pays abritent de larges populations indigènes et craignaient que le texte n'ouvre la voie à de nouvelles revendications de ces minorités, au détriment d'autres groupes ou des lois nationales. Onze pays, dont la Russie et la Colombie, se sont abstenus, tandis que 143 pays ont voté pour.

Le document reconnaît aux peuples premiers le "droit d'être autonomes et de s'administrer eux-mêmes" et "le droit de ne pas subir d'assimilation forcée ou de destruction de leur culture". Ils doivent aussi pouvoir "contrôler leurs propres systèmes et établissements scolaires", avoir "leurs propres médias dans leur propre langue" ou encore ont "droit à leur pharmacopée traditionnelle".

"Les peuples autochtones privés de leurs moyens de subsistance et de développement ont droit à une indemnité juste et équitable", affirme par ailleurs la déclaration. Des mécanismes "de réparation efficaces" sont demandés pour ceux dont les terres, les ressources, les biens religieux ou culturels ont été spoliés, ou dont les populations ont subi un "transfert forcé".

Selon des sources diplomatiques, la France a longtemps été réticente vis-à-vis de passages clés de la déclaration, "en raison du principe d'indivisibilité de la République" et "par refus de reconnaître des droits collectifs en matière de droits de l'homme". Mais sous l'impulsion de l'ancien président Jacques Chirac, qui attachait un intérêt particulier aux peuples premiers, ces réticences ont été surmontées.

Jeudi, Paris a voté en faveur du texte, tout en semblant, à travers une "déclaration interprétative", limiter sa portée nationale "aux autochtones des collectivités territoriales d'outre-mer". Le droit à l'autodétermination ne peut s'exercer que "conformément aux normes constitutionnelles nationales", a aussi précisé la France.

La déclaration, qui n'est pas un traité, n'a "pas de conséquence juridique", affirme un expert français. Faute de consensus, le texte, promu principalement par les pays latino-américains, ne définit notamment pas ce qu'est un peuple autochtone. Ban Ki-moon a toutefois appelé les gouvernements à faire en sorte que "la vision derrière la déclaration devienne une réalité".


Philippe Bolopion
Article paru dans l'édition du 15.09.07

 

Commentaire n°6 posté par Peuples Indigenes le 14/09/2007 à 19h32
Des mouvements rebelles du Darfour réunis à Arusha pour unifier leurs positions
LE MONDE | 04.08.07 | 11h00  •  Mis à jour le 04.08.07 | 11h02

es commandants représentant plusieurs mouvements rebelles du Darfour, région soudanaise en guerre civile depuis 2003, et des émissaires de la communauté internationale au Soudan ont commencé, vendredi soir 3 août, à Arusha, en Tanzanie, des pourparlers en vue d'unifier les factions rebelles et de tenter de relancer les négociations avec Khartoum.

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La rencontre, sous l'égide des Nations unies et de l'Union africaine (UA), s'ouvre dans un contexte particulier, après que le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé, mardi, le déploiement massif d'une force de l'ONU et de l'UA au Darfour (Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour, Minuad) au plus tard le 31décembre. Cette résolution 1769 de l'ONU a été acceptée, mercredi, par Khartoum.

"Notre objectif est de trouver une position commune. Vous ne pouvez pas avoir des négociations entre, d'un côté, le gouvernement de Khartoum et, de l'autre côté, sept, huit ou neuf groupes rebelles", a expliqué à la presse, à Arusha, l'envoyé spécial de l'UA pour le Soudan, le Tanzanien Salim Ahmed Salim.

"PHASE CRUCIALE"

De son côté, l'émissaire de l'ONU, Jan Eliasson, a jugé que le processus politique en vue de régler le conflit au Darfour était dans une "phase cruciale", estimant que la décision de déployer une force "hybride" ONU-UA était "un signe fort de ce que la communauté internationale est de plus en plus unie".

L'un des objectifs de la réunion d'Arusha est de parvenir à une position commune entre les mouvements rebelles non signataires de l'accord de paix d'Abuja (Nigeria), en 2006, qui n'a été signé que par un seul mouvement rebelle, la faction du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM) de Minni Minawi.

La réunion, prévue pour durer plusieurs jours, devrait ainsi constituer la dernière étape de la phase de prénégociations pour une solution à la guerre civile au Darfour, qui a fait, depuis 2003, quelque 200 000 morts – chiffre contesté par Khartoum – et plus de 2,1 millions de déplacés sur une population de six millions d'âmes.

La rébellion avait été lancée en 2003 par deux principaux groupes rebelles : le SLM et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). Depuis, ces mouvements ont connu de nombreuses scissions, qui ont produit, au fil des années, une dizaine de groupes rebelles.

Toutefois, les discussions d'Arusha sont déjà ternies par le boycottage annoncé de l'une des principales factions rebelles, celle d'Abdel Wahed Mohammed Nour, fondateur du SLM et actuel chef d'une faction du SLM, qui estime notamment qu'un cessez-le-feu effectif doit être une condition préalable au dialogue. 


– (AFP.)
Commentaire n°7 posté par Espoir de Paix au Darfour le 04/08/2007 à 20h38
Des casques bleus accusés d'"abus sexuels généralisés"
LE MONDE | 27.07.07 | 13h53  •  Mis à jour le 27.07.07 | 13h53
NEW YORK (Nations unies) CORRESPONDANT

'ONU s'efforce de faire la lumière sur un nouveau scandale concernant un contingent de 730 casques bleus marocains qui sont consignés, depuis le 21 juillet, dans leurs quartiers de Bouaké, dans le centre de la Côte d'Ivoire. Plusieurs d'entre eux sont accusés de "nombreux cas d'exploitation et d'abus sexuels". Selon une enquête préliminaire de l'ONU, des éléments de ce contingent de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) ont eu des rapports sexuels répétés avec des jeunes filles de 14 à 18 ans, en échange de rations alimentaires ou de quelques dollars. Et ce, en toute impunité.

D'après des sources onusiennes, depuis leur déploiement en juin 2004, ces hommes se sont livrés à des abus "généralisés" et "systématiques". Ils louaient, aux abords de leur campement, des maisons dans lesquelles ils retrouvaient les jeunes filles. Ils sollicitaient également les faveurs de femmes majeures, dont certaines offraient leurs services aux abords du camp, en échange de nourriture ou de modiques sommes d'argent, dans une zone rebelle en proie à une extrême pauvreté, hors de portée de la justice et dont le tissu social a été anéanti par le conflit ivoirien.

Plusieurs enfants à la peau claire - une douzaine, selon une source - seraient, d'après leurs mères, nés de ces relations, strictement bannies par le code de conduite des soldats onusiens. Des abus perpétrés contre deux fillettes de onze ans ont également été signalés dans le rapport préliminaire. Informations non encore recoupées. "Cet univers pervers se crée souvent quand des soldats peu disciplinés sont parachutés au milieu de nulle part, avec une population vulnérable qui les perçoit comme une source d'argent", estime un responsable onusien, qui dénonce la "complaisance" des supérieurs hiérarchiques des soldats impliqués.

"S'il y a des responsabilités de commandement, les sanctions qui s'imposent devront être prises", affirme Jean-Marie Guéhenno, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU. En attendant un rapport complet du bureau des services de contrôle interne de l'ONU, le contingent marocain a été, par mesure de précaution, cantonné dans sa base qu'il quittera uniquement si la situation opérationnelle l'exige. Une mission de l'ONU et des autorités marocaines se rendra également sur place, mardi 31 juillet, pour approfondir l'enquête. Selon une source onusienne, des cas de prostitution à Abidjan et d'autres cas d'exploitation sexuelle à Bouaké, notamment d'employés domestiques, feront l'objet d'investigations.

L'ONU entend faire "un exemple", affirme un fonctionnaire international. Car en dépit d'une politique affichée de "tolérance zéro" envers l'exploitation sexuelle par les casques bleus des populations qu'ils sont censés protéger, l'organisation a été mise en cause à de nombreuses reprises, depuis 2001, en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et en République démocratique du Congo. Des mesures destinées à prévenir les abus sexuels ont depuis été mises en oeuvre.

"Des faits qui seraient probablement restés ignorés remontent à la surface", affirme Jean-Marie Guéhenno, Toutes les armées du monde ont ce type de problèmes de discipline, mais les Nations unies sont probablement plus transparentes". Depuis 2004, 197 personnels onusiens ont été rapatriés, renvoyés ou non renouvelés pour abus sexuels. L'ONU, qui ne dispose pas de sa propre armée, supervise 100 000 hommes mis à sa disposition par des pays contributeurs de troupes, seuls habilités à discipliner leurs soldats. Le plus souvent, les casques bleus qui commettent des abus sont renvoyés dans leur pays sans être jamais poursuivis par les justices nationales, incapables, à distance, d'établir les faits. Un rapport remis à l'ONU en 2005 préconisait l'établissement de cours martiales in situ, mais n'a pas été suivi d'effet.

L'ONU reste très dépendante des pays contributeurs de troupes. Le contingent marocain est le plus important dans la région de Bouaké. C'est aussi le mieux armé, le mieux équipé, et l'un des rares dont les soldats parlent le français. Si les allégations à son encontre sont confirmées, il sera sans doute tout entier rapatrié, ce qui pourrait, selon un responsable onusien, avoir "des conséquences opérationnelles très graves" pour l'Onuci (8 000 hommes, appuyés par les 3 000 Français de l'opération "Licorne"), alors que le processus de paix entre dans une phase délicate.


Philippe Bolopion
Commentaire n°8 posté par UN Casques Bleus "Abus sexuels" le 28/07/2007 à 12h42
Darfour : des experts de l'ONU évoquent un "nettoyage ethnique"
LEMONDE.FR avec AP et AFP | 27.07.07 | 14h30  •  Mis à jour le 27.07.07 | 14h52

e Comité des droits de l'homme de l'ONU, un groupe réunissant dix-huit experts indépendants chargé de veiller au respect du Pacte international sur les droits civils et politiques, a vivement critiqué le Soudan, dans un rapport paru vendredi 27 juillet, dénonçant l'impunité dont bénéficient "les milices qui se livrent à un nettoyage ethnique" au Darfour, et demandant à Khartoum de leur couper toute aide financière et matérielle.

Dans ses conclusions, le groupe note avec inquiétude que "des violations graves, systématiques et étendues des droits de l'homme, notamment des meurtres, des viols, des déplacements forcés et des attaques contre la population civile, ont été commis et continuent à être commis dans l'impunité la plus totale partout au Soudan, particulièrement au Darfour". Il a également noté une banalisation de la torture dans le système carcéral soudanais et le recrutement forcé d'enfants-soldats dans l'armée, ainsi que le maintien de l'esclavage.

"ASSISTANCE TECHNIQUE"

Parmi les recommandations adressées au gouvernement soudanais, le rapport de neuf pages demande notamment à Khartoum de "s'assurer qu'aucun soutien financier ou matériel n'est dirigé vers les milices qui se livrent à un nettoyage ethnique ou s'attaquent directement aux civils".

Ivan Shearer, un des rapporteurs du comité, a reconnu qu'"une assistance plus ou moins caché a été donnée à des éléments qui ont commis ces violations". Le comité a abouti à ces conclusions en se basant sur des informations recueillies par le gouvernement soudanais, les Nations unies et plusieurs ONG.
Commentaire n°9 posté par Darfour "Nettoyage Ethnique" (UN) le 28/07/2007 à 12h14
Bagdad appelle la communauté internationale à aider les réfugiés irakiens
LEMONDE.FR avec AFP | 26.07.07 | 21h01

e secrétaire général du ministère des affaires étrangères irakien, Mohamad Al-Hajj Al-Hmoud, a appelé, jeudi 26 juillet, ses voisins et la communauté internationale à aider davantage les centaines de milliers d'Irakiens fuyant la guerre dans leur pays. Lors de cette conférence internationale sur les réfugiés irakiens à Amman, il a également dénoncé une "vraie crise humanitaire".

Depuis l'invasion de l'Irak par les troupes américaines en mars 2003, environ 2,2 millions d'Irakiens ont quitté leur pays meurtri par la guerre et les violences confessionnelles. 1,4 million d'Irakiens se sont réfugiés en Syrie et 750 000 en Jordanie, les deux pays voisins. Selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, deux millions d'autres personnes se sont déplacées à l'intérieur même de l'Irak.

LES ÉTATS-UNIS DOIVENT "ASSUMER LEURS RESPONSABILITÉS"

Les délégués syriens, égyptiens, jordaniens et irakiens ainsi que plusieurs observateurs de Turquie, d'Iran, de Russie, du Japon, de Grande-Bretagne, de l'Union européenne et de l'ONU participant à la conférence ont souligné que la solution au problème est le"retour" des réfugiés irakiens dans leur pays. Néanmoins, "cela nécessite la mise en place de la sécurité et de la stabilité dans ce pays, à travers un processus politique auquel participeraient toutes les forces politiques, religieuses et ethniques, menant vers la réconciliation nationale", a déclaré le communiqué final.

Après avoir réaffirmé son soutien aux efforts du gouvernement irakien pour améliorer les conditions de vie en Irak, le texte souligne que les pays d'accueil étaient"maîtres des conditions d'entrée des Irakiens sur leur territoire et des conditions de leur résidence". Cette déclaration fait suite à aux demandes de M. Hmoud aux pays d'accueil de"faciliter les permis de résidence aux Irakiens" et d'"ouvrir leurs écoles publiques (...) et leurs services médicaux".

Par ailleurs, la Syrie a affirmé que les Etats-Unis devraient eux aussi "assumer leurs responsabilités" face à ce problème. En effet, ces derniers n'ont admis que 133 réfugiés irakiens depuis le début de l'année fiscale au 1er octobre 2006, alors qu'ils se sont engagés à en accueillir 7 000 d'ici à la fin 2007.

Commentaire n°10 posté par Iraqui Refugees le 27/07/2007 à 09h08
Le déficit en termes d'innovation accentue le retard des pays pauvres
LE MONDE | 20.07.07 | 15h08 • Mis à jour le 20.07.07 | 16h57

a science, la technologie et l'innovation ne sont pas un luxe, mais une nécessité, pour les pays les moins avancés (PMA). Mais le dernier rapport annuel sur ces pays, publié, jeudi 19 juillet, par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) constate que leur ouverture au commerce international n'a pas entraîné les avancées technologiques nécessaires pour les arracher à la pauvreté.


Or, c'est précisément dans le domaine du savoir, élément clé de la croissance de la compétitivité et de la conquête des marchés mondiaux, que ces cinquante PMA – une trentaine sont en Afrique – restent les plus démunis, selon la Cnuced.

"Si les PMA restent à l'écart de cette évolution, ils seront de plus en plus marginalisés dans l'économie mondiale, où la concurrence dépend de manière croissante des connaissances plutôt que des avantages comparatifs statiques tirés des ressources naturelles", précise Habib Ouane, directeur de la division de l'ONU sur les PMA.

Les importations de machines ou de nouveaux matériels qui permettraient aux entreprises locales de moderniser leur outil de production ont ralenti au cours de ces vingt-cinq dernières années. Entre 2000 et 2005, les PMA ont importé pour à peine 18 dollars de biens d'équipement par habitant, contre 207 dollars pour les autres pays en développement.

Malgré l'afflux d'investissements directs étrangers (IDE), ces pays restent cantonnés dans la production de produits de base à faible valeur ajoutée faisant appel à une main-d'œuvre peu qualifiée. Entre 2000 et 2005, les IDE dans les pays pauvres ont été trois fois plus élevés qu'au cours des dix années précédentes, mais ils ne dépassent toutefois pas 1 % des flux mondiaux.

FUITE DES CERVEAUX

En outre, les investissements restent peu diversifiés sur le plan géographique : l'Angola, le Tchad, la Guinée-Equatoriale et le Soudan, producteurs de pétrole, concentrent à eux seuls plus de la moitié des IDE. Les sociétés transnationales européennes ou américaines implantées dans ces pays fonctionnent "comme des enclaves et nouent peu de liens en amont et en aval avec des entreprises locales", souligne le rapport. Caractérisées par une forte intensité en capital, les activités d'extraction minière en Afrique de ces filiales étrangères, qui exportent des matières premières non transformées, ont un faible impact sur l'emploi.

Quant à l'accroissement des IDE dans le secteur de l'habillement en Asie, il s'est accompagné d'une croissance de l'emploi et des exportations sans développement des capacités technologiques des entreprises. "Le manque d'imbrication dans l'économie nationale fait que la confection dans les PMA reste tributaire de l'existence de conditions préférentielles d'accès aux marchés", précise l'agence onusienne, soulignant que celles-ci peuvent disparaître du jour au lendemain.

Les auteurs s'inquiètent aussi de l'accélération de la fuite des cerveaux. La migration de la main-d'œuvre diplômée de ces pays est d'autant plus préjudiciable que les ressources en capital humain qualifié sont peu abondantes. Il y a 94,3 chercheurs pour un million de personnes dans les PMA, contre 313 dans les pays en développement et 3 728 dans les pays riches, souligne le rapport.

La Cnuced reconnaît que, dans le cadre des programmes d'ajustements structurels mis en place par les bailleurs de fonds et destinés à préserver les équilibres macroéconomiques, les PMA n'ont pas su négocier des assouplissements afin de préserver leur potentiel de créativité. Les gouvernements locaux ne dépensent, en effet, que 0,3 % de leur produit intérieur brut en recherche et développement, contre 0,8 % dans les pays en développement et 2,4 % dans les pays riches.

Pourtant les responsabilités sont partagées. Les pays développés n'ont pas su mettre en place pour les PMA les recettes qui assurent le succès de leur propre croissance, déplore M. Ouane. Ces vingt-cinq dernières années, 3,9 % des prêts de la Banque mondiale étaient destinés à des projets scientifiques ou technologiques pour des pays à revenus moyens comme l'Indonésie ou le Mexique. Parmi, les pays pauvres, seul le Bangladesh a pu en bénéficier.


Maguy Day
Article paru dans l'édition du 21.07.07
Commentaire n°11 posté par Les écarts de développent avec les PMA s'accroissent!!! le 21/07/2007 à 10h41
Point de vue
Jouer Ramallah contre Gaza, c'est choisir la politique du pire
LE MONDE | 09.07.07 | 14h06

peine Mahmoud Abbas venait-il de former un gouvernement d'urgence pour répondre à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, qu'Américains, Européens et Israéliens annonçaient la fin des sanctions économiques à l'encontre de l'Autorité palestinienne et proclamaient leur soutien au président palestinien pour lutter contre le Hamas.


Ces élans de sympathie, comme les larmes de crocodile versées sur la tournure tragique que viennent de prendre les divisions interpalestiniennes, sont malvenus de la part de gouvernements dont la responsabilité dans cette situation est écrasante.

Après avoir privé l'Autorité palestinienne de ses ressources financières et l'avoir ainsi privée du peu qui lui restait de sa capacité à exercer son pouvoir, après avoir poussé les Palestiniens dans une régression économique et sociale catastrophique, après avoir sapé la politique de cooptation de l'aile pragmatique du Hamas choisie par Mahmoud Abbas, après le refus américain et israélien de reconnaître le gouvernement d'union nationale formé grâce à la médiation saoudienne en mars de cette année... en un mot, après avoir créé les conditions d'un chaos économique et d'une confrontation politique radicale, les pompiers pyromanes alimentent encore l'incendie en renforçant la division entre Palestiniens.

Il faut certes reprendre l'aide directe à l'Autorité palestinienne, mais jouer Ramallah contre Gaza, c'est opter pour la politique du pire. Conforter une situation dans laquelle la bande de Gaza est exclue des contributions financières internationales et dépendante de l'assistance humanitaire, c'est élargir encore le fossé et approfondir le ressentiment. Confier à Mahmoud Abbas la mission de réduire le Hamas par la force, avec un appui financier et militaire israélien et américain, est d'une candeur criminelle. C'est promettre au président palestinien le sort d'Hamid Karzaï en Afghanistan. C'est créer les conditions d'une fragmentation politique et vouer la Cisjordanie à un sort semblable à celui de la bande de Gaza.

Même si l'idéologie et le modèle de société du Hamas soulèvent de vives inquiétudes, celui-ci reste un mouvement enraciné dans la société palestinienne grâce à son travail social. On ne le détruira pas par les bombes.

Les courants religieux et jusqu'au-boutistes, qui coexistent en son sein avec d'autres, plus nationalistes et pragmatiques, ont toutes les chances d'être confortés par l'impasse dans laquelle on enferme la bande de Gaza. Nul n'ignore que les partisans d'Al-Qaida s'y implantent et prospèrent sur le terreau du désespoir et de la radicalisation.

Seule une perspective réelle de règlement du conflit et de fin de l'occupation peut à la fois transcender les divisions palestiniennes et réduire l'influence des radicaux. Les autorités israéliennes déclarent voir en Mahmoud Abbas le partenaire pour la paix qu'ils attendaient... après n'avoir eu de cesse de l'affaiblir, même avant la victoire du Hamas aux élections de janvier. Sont-elles prêtes de leur côté à devenir de réels partenaires pour la paix ?

Le désastre auquel nous assistons aujourd'hui est le fruit amer de quarante ans d'occupation et de l'échec d'un processus de paix dont le gouvernement israélien a largement contribué à saper les bases, en confisquant toujours davantage de terres pour poursuivre la colonisation de la Cisjordanie, en réprimant dans le sang le soulèvement populaire palestinien d'octobre 2000, en démantelant l'Autorité palestinienne, en annexant de facto la partie arabe de Jérusalem afin d'empêcher, sans même s'en cacher, la perspective qu'elle devienne un jour la capitale palestinienne.

La création d'enclaves en Cisjordanie par les infrastructures routières et sécuritaires de la colonisation détruit l'assise territoriale du futur Etat. Nous le constatons sur le terrain depuis des années, et l'OCHA (le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires) s'en est récemment alarmé. Aujourd'hui, c'est l'unité politique palestinienne qu'une approche grossière de la crise actuelle risque de compromettre durablement.

Sans territoire cohérent et sans unité politique, il n'y aura pas d'Etat palestinien viable ! Il est donc vital de restaurer l'une et l'autre. Pour cela, la communauté internationale ne fera pas l'économie d'un rééquilibrage d'une approche diplomatique dont la complaisance avec le gouvernement israélien a largement contribué à rendre l'équation de la paix chaque jour plus insoluble.

Les dirigeants européens ont tout intérêt à se distinguer de l'approche américaine du Proche-Orient, fondée sur la force et dont le fiasco n'est plus à démontrer, et à lancer des initiatives originales pour renforcer dans la région une capacité d'influence. En particulier en appuyant l'initiative de la Ligue arabe, qui propose à Israël une reconnaissance en échange d'un retrait complet des territoires occupés.

La question des pressions sur Israël doit cesser d'être taboue. Dans le passé, le gouvernement israélien n'a infléchi son approche unilatérale que sous la pression, voire la menace, de sanctions financières, comme ce fut le cas lors de la Conférence de Madrid en 1991. La société israélienne n'a rien à gagner à s'installer dans une situation de ségrégation où chacun est appelé à aller garder les portes de la prison où sont enfermés les Palestiniens.

Une solution juste au conflit, fondée sur le droit international, est la seule garantie pour Israël de pouvoir vivre un jour en paix avec ses voisins. Avec le sentiment de l'urgence, nous exhortons les dirigeants israéliens, américains, européens mais aussi palestiniens à entendre l'aspiration profonde de la société palestinienne à l'unité et à en faire la priorité de leurs initiatives. Dans ce sens, la reprise de l'aide directe ne doit pas être l'instrument d'une politique de division, mais servir à restaurer l'effectivité de l'Autorité palestinienne dans la bande de Gaza pour qu'elle bénéficie à l'ensemble de la population.

Nous demandons à l'Union européenne et en particulier à la diplomatie française d'agir avec courage et fermeté pour obtenir : la levée immédiate du blocus de la bande de Gaza, qui ne peut qu'aggraver la crise humanitaire et n'ouvre aucune perspective politique ; la libération des parlementaires démocratiquement élus arrêtés par l'armée israélienne ; l'arrêt immédiat de la construction du mur et de l'extension des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, préalables indispensables pour que le retrait des territoires occupés, exigé par la résolution 242, soit possible ; la publication du rapport sur la colonisation de Jérusalem-Est remis à la Commission européenne afin d'en tirer toutes les conséquences diplomatiques.

Au nom des valeurs de liberté, de justice et de dignité humaine, nous appelons la société civile française à faire entendre sa voix pour relayer et amplifier cet appel pour mettre fin au chaos au Proche-Orient et pour enfin donner une chance à la paix.

 

 

Ces associations sont toutes membres de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine.


- Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme,
- Gustave Massiah, président du CRID,
- Patrick Peugeot, président de la Cimade,
- Bernard Ravenel, président de l'Association France Palestine solidarité,
- Joël Thomas, président du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD).


Article paru dans l'édition du 10.07.07
Commentaire n°12 posté par Proposition d'une Solution Israelo Palestinienne... le 15/07/2007 à 15h28
Dix grands fleuves de la planète en danger, selon le WWF

LEMONDE.FR avec AP et AFP | 20.03.07 | 19h55  •  Mis à jour le 20.03.07 | 20h02



e nombreux grands fleuves pourraient se tarir en raison du changement climatique et de la construction de barrages, affirme, mardi 20 mars, un rapport du World Wide Fund for Nature (WWF), l'une des principales organisations mondiales de protection de l'environnement.

 


En prélude à la Journée mondiale de l'eau du 22 mars, le WWF identifie dix fleuves particulièrement menacés : le Danube en Europe, le Nil en Afrique, le Rio de la Plata et le Rio Grande en Amérique, le Yangtzé, le Mékong, la Salouen, le Gange et l'Indus en Asie, enfin le Murray-Darling en Australie.


Les auteurs du rapport avertissent : "La mauvaise planification et la protection inadaptée des zones naturelles ne nous permettent plus d'être sûrs que l'eau des fleuves continuera de couler". Le WWF exhorte les gouvernements à conclure des accords sur une meilleure gestion des ressources en eau afin d'en limiter la pénurie.
 
"DÉVELOPPEMENT SANS FREIN"


Près d'un cinquième des quelque dix mille espèces vivant en eaux douces sont menacées d'extinction ou ont déjà disparu, d'après l'organisation de défense de l'environnement. "La crise de l'eau douce montre en quoi le développement sans frein menace la capacité de la nature à satisfaire nos demandes toujours croissantes", lance le directeur du programme sur l'eau douce du WWF, Jamie Pittock.


"Comme les gouvernements s'inquiètent maintenant de la diminution des ressources en eau à cause du changement climatique, ils construisent de plus en plus de barrages pour en stocker davantage, ce qui a pour résultat de prélever encore plus d'eau des rivières et de créer encore plus de problèmes écologiques", prévient-il. De même, "beaucoup de gouvernements veulent construire des centrales hydro-électriques comme sources d'énergie propre, ce qui, une fois encore, bloque les cours d'eau et tue les poissons", assure l'écologiste.


Commentaire n°13 posté par Climate le 21/03/2007 à 09h40
Nourrir 9 milliards de Terriens

LE MONDE | 10.03.07 | 14h45  •  Mis à jour le 10.03.07 | 14h45



a planète pourra-t-elle fournir de quoi manger aux 9 milliards d'humains qu'elle portera en 2050 ? Les agronomes du monde entier se posent cette question avec d'autant plus de circonspection qu'aujourd'hui, sur les 6,5 milliards d'habitants que compte la Terre, 2 milliards sont mal nourris et 854 millions sont "affamés", disposant de moins de 2 200 calories par jour. "Le défi est déjà de produire 30 % de plus pour que les humains mangent à leur faim, puis d'élever la production en 2050 pour nourrir 9 milliards de personnes, dit Marcel Mazoyer, professeur à AgroParisTechn. Pour atteindre ces objectifs, la production agricole mondiale devra doubler."

 


Comment faire ? La première piste est l'augmentation des surfaces cultivées : les terres arables représentent aujourd'hui 1,5 milliard d'hectares. Ce chiffre pourrait être presque doublé, selon l'étude prospective "World agriculture : towards 2030/2050" menée par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture). S'appuyant sur des images satellitaires, l'étude estime à 2,8 milliards d'hectares l'ensemble des terres utilisables, avec notamment des terres disponibles en Afrique et en Amérique du Sud. "Il est possible de multiplier par 1,7 la superficie cultivée tout en réservant les terrains nécessaires pour les habitations et les infrastructures et en préservant les forêts", estime M. Mazoyer. Cette thèse très optimiste est cependant contestée par d'autres experts. "Les terres apparemment vides sont déjà utilisées en jachères par rotation longue des cultures, souligne Michel Griffon, du Cirad (Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement). Je pense que les estimations de la FAO ne sont pas réalistes."


Deuxième piste pour répondre au défi démographique, faire progresser les rendements moyens des surfaces cultivées. Une solution que la majorité des agronomes estime réalisable. Dans les pays développés, l'agriculture intensive permet des rendements élevés (de 2 à 10 tonnes par hectare). Mais ils ne pourront plus tellement progresser, et le modèle n'est pas transférable aux pays du Sud, où les faibles rendements ont de grandes marges de progression. L'usage des produits chimiques et phytosanitaires entraîne au Nord une forte pollution, et "leur prix va forcément augmenter dans les trente à quarante prochaines années, du fait de la hausse du coût du pétrole, note Michel Griffon. Nous allons vers une agriculture au coût énergétique élevé, disposant de peu d'engrais et devant économiser l'eau."


Quelle nouvelle approche technique imaginer ? Les OGM, étudiés ou cultivés en Inde, en Chine, au Brésil ou en Argentine, sont-ils une solution pour les pays les plus pauvres ? "Cette réponse n'est pas à la hauteur des enjeux, estime M. Griffon. Il n'est pas impossible qu'ils soient intéressants, mais pour la sélection des plantes, il existe des techniques rapides et beaucoup moins onéreuses."


Pour les agronomes, il faut utiliser moins de machines, d'engrais chimiques et de pesticides - que d'ailleurs les paysans pauvres peuvent rarement se payer - pour "inventer une agriculture écologiquement intensive qui tire un meilleur rendement sans dégrader les écosystèmes", précise M. Griffon.


"Une expertise pilotée par la Banque mondiale et regroupant 800 experts internationaux est actuellement en cours et va dans ce sens", ajoute Bernard Hubert, de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique). Ce travail collectif, sous l'acronyme d'IAASTD (International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development), devrait être publié fin 2007.


Ce nouveau modèle, dénommé écoagriculture, agroécologie, ou agroforesterie, pourrait faire doubler, sans moyens conséquents, les rendements des pays du Sud, là où la nécessité est la plus criante. Il repose sur la capacité des écosystèmes à se régénérer grâce à des associations de plantes différentes, avec des successions de multiples cultures au long des années... "Dans le Sahel, les rendements peuvent ainsi être doublés en associant la culture du mil et la plantation d'acacias", illustre Marc Dufumier, de l'INA (Institut national agronomique).


Ces pistes concrètes pour répondre au défi démographique et agricole comportent cependant un certain nombre d'inconnues. Quelle sera l'ampleur du développement des biocarburants ? L'utilisation à des fins énergétiques des sols pour la culture du maïs ou de la canne à sucre pourrait concurrencer des productions alimentaires. Déjà au Mexique, qui s'approvisionne aux Etats-Unis, le prix des tortillas à base de maïs a augmenté de 14 % en un an, les cultures américaines se dédiant de plus en plus à la production d'éthanol. Autre incertitude, l'amplitude du changement climatique annoncé - auquel, d'ailleurs, participe l'agriculture chimique, en émettant des gaz à effet de serre avec les tracteurs, les engrais et autres transports d'aliments d'un bout à l'autre de la planète. "Des surprises graves sont imaginables, relève Frédéric Dévé, un consultant indépendant, par exemple si le Bangladesh est inondé ou si des phénomènes de dégradation des sols se produisent à l'image du Dust Bowl (tempêtes de poussière) aux Etats-Unis dans les années 1920." Certes, le réchauffement pourrait améliorer la production agricole au Canada, en Russie, et au nord de la Chine. Mais les terres brésiliennes, africaines et australiennes pourraient voir, elles, leur fertilité diminuer.


Enfin, si la voie "agroécologique" est une solution pour nourrir 9 milliards de personnes, sa mise en oeuvre est tributaire de choix politiques : "Le problème à résoudre d'ici à 2050 est la répartition des revenus. Les gens ne peuvent se nourrir car ils sont trop pauvres, analyse M. Dufumier, Comment faire pour que la paysannerie augmente ses ressources ?" En cause, la concurrence sur les marchés mondiaux des produits agricoles des pays du Nord, fortement subventionnés. "Si on laisse le marché mondial ouvert, poursuit M. Dufumier, les prix trop bas empêcheront les paysans pauvres de survivre. Ils iront par centaines de millions vers les villes où il n'y a pas assez d'emplois."


"Un milliard de personnes vivent déjà dans les bidonvilles, ajoute M. Dévé. Si ce chiffre double, voire triple, ces personnes auront du mal à accéder à une alimentation suffisante. Des problèmes de congestion urbaine, de criminalité vont émerger." Selon M. Griffon, un changement de priorité est nécessaire, "la paysannerie est actuellement considérée comme résiduelle, comme si le monde nouveau devait se faire contre elle. Il faut faire de l'agriculture une priorité des politiques publiques."






Hervé Kempf


Article paru dans l'édition du 11.03.07
Commentaire n°14 posté par world food program le 12/03/2007 à 10h24
Compte rendu

Jacques Chirac appelle à une triple "révolution" pour sauver la Terre

LE MONDE | 02.02.07 | 13h02  •  Mis à jour le 02.02.07 | 13h54


'est une croisade, et son chevalier vert s'appelle Jacques Chirac. En ouvrant, vendredi 2 février, à l'Elysée, la "conférence internationale de Paris pour une gouvernance écologique mondiale", le président français a sonné le tocsin. "Le temps est à la révolution. La révolution des consciences. La révolution de l'économie. La révolution de l'action politique", a-t-il dit devant les ministres étrangers, représentants d'organisations internationales, d'ONG, chefs d'entreprise ou scientifiques de haut niveau, venus de soixante pays pour l'occasion.











Auparavant, les quelque 150 participants ont visionné un court métrage sur les enjeux de l'écologie, s'ouvrant sur un appel à adopter de nouveaux modes de production et de consommation. "La planète souffre. (...) La nature souffre. (...) Nous sommes au seuil de l'irréversible", a enchaîné M. Chirac. Depuis des années, a-t-il souligné, "je me bats pour faire entendre l'urgence gouvernementale".


Pour réussir la "révolution culturelle" de l'écologie, le chef de l'Etat propose notamment que l'ONU adopte une "déclaration universelle des droits et des devoirs environnementaux", comme la France a adossé une charte de l'environnement à sa Constitution. Cette révolution des consciences doit " rendre possible la révolution de l'économie", juge M. Chirac, estimant qu'on ne saurait répondre au défi écologique par la "croissance zéro". A condition d'aller vers "une transformation radicale de nos modes de production et de consommation", où, par exemple, la qualité environnementale serait intégrée dans le calcul de la richesse.

Commentaire n°15 posté par Jacques le 02/02/2007 à 21h50
La question du changement climatique divise l'ONU

LEMONDE.FR avec AFP | 18.04.07 | 09h10  •  Mis à jour le 18.04.07 | 12h05



e changement climatique a fait une irruption controversée, mardi 17 avril, au Conseil de sécurité de l'ONU, où pour la première fois, il a été présenté comme une menace potentielle pour la paix et la sécurité internationales.

 


La ministre des affaires étrangères britannique, Mme Beckett, dont le pays préside le Conseil de sécurité en avril, a déclaré à la presse que la"journée [était] historique", peu avant l'ouverture d'un débat public au Conseil, sur le thème "Energie, sécurité et climat". Selon un diplomate britannique, ce débat ne visait pas à produire des décisions du Conseil de sécurité mais à montrer que le changement climatique était devenu "un défi global" et plus seulement une question d'environnement.


NE PAS "RESTER ASSIS À ATTENDRE" 

Mais certains pays dont les Etats-Unis, la Russie et la Chine, poids lourds du Conseil de sécurité, n'étaient pas enthousiasmés par la tenue de ce débat, estimant que le Conseil n'était pas le forum adéquat pour discuter du réchauffement de la planète. De nombreux Etats membres de l'ONU estiment que le Conseil sort de son rôle lorsqu'il traite de sujets qui ne sont pas directement liés à la paix, comme les droits de l'homme ou, en l'occurrence, l'environnement. La responsabilité du Conseil, selon la charte de l'ONU, est le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Cette ligne a été défendue notamment par la Chine, l'Afrique du Sud et le Pakistan.


Le représentant pakistanais, Farukh Amil, a ainsi dénoncé "l'empiètement croissant du Conseil de sécurité sur les responsabilités des autres organes de l'ONU", rappelant que le changement climatique faisait déjà l'objet d'accords internationaux comme le protocole de Kyoto.


Mais Mme Beckett a rejeté avec force ces arguments, soulignant que la responsabilité du Conseil incluait "la prévention des conflits". Elle a ajouté qu'"un climat instable exacerbera certaines des causes centrales des conflits, comme les pressions migratoires et la compétition pour les ressources naturelles"  avant de citer le rapport Stern, paru en 2006, qui traite des conséquences économiques du changement climatique.

L'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Marc de La Sablière, a parlé d'"un défi fondamental" dont "l'impact sur la paix et la sécurité internationales pourrait prendre des formes multiples". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi souligné cet aspect, affirmant que la communauté internationale ne pouvait pas "rester assise à attendre" que les divers scénarios-catastrophes "deviennent réalité".






Un rapport du CNA Corp associe le changement climatique à la sécurité nationale des Etats-Unis

Un groupe privé de recherche à but non lucratif américain, CNA Corp, avait publié, lundi 16 avril, un rapport intitulé "La sécurité nationale et la menace du changement climatique". Ce rapport d'officiers supérieurs américains retraités affirme que le réchauffement planétaire constitue une sérieuse menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis, risque d'avoir un impact sur les opérations militaires et d'accroître les tensions mondiales. Il explore les projections du réchauffement en tant que "facteur amplificateur" des risques dans des régions du monde déjà fragiles où il exacerbera les conditions qui favorisent l'éclosion de l'extrémisme et du terrorisme. (- Avec AFP.)


Commentaire n°16 posté par Climate le 18/04/2007 à 14h12
06/11/2006

Les golden boys célèbrent le retour des bonus records
LExpansion.com


Chaque salarié des cinq plus grandes banques d'affaires américaines touchera en moyenne 208.000 dollars de prime à la fin 2006. En hausse de 30%. A Londres, l'envolée des bonus suit la même courbe exponentielle.
















C'est mieux qu'à l'époque de la bulle Internet : les golden boys des banques d'affaires américaines n'ont jamais gagné autant d'argent en si peu de temps. L'agence Bloomberg chiffre en effet à 36 milliards de dollars le montant des bonus que les Big Five de Wall Street – Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Lehman Brothers et Bear Stearns – s'apprêtent à reverser cette année à leurs 173.000 salariés. Soit 30% de plus qu'en 2005. Ce qui donne une prime moyenne de 208.000 dollars par personne. Ce bonus historique permet potentiellement à chaque employé, comme le souligne Bloomberg, de s'offrir cash le coupé Continental GT de Bentley, très apprécié des stars comme Cher ou Paris Hilton! Ou de regarder de haut un général 4 étoiles de l'US Army, qui, pour 26 années de services rendus à la Nation, doit se contenter de 177.852 dollars.

Dans le détail, la palme reviendra à Goldman Sachs qui rétrocèdera plus de 10 milliards à ses 25.000 salariés ; ce qui représente donc près de 400.000 par personne. En bas de l'échelle si l'on ose dire figurera Morgan Stanley et ses 154.000 dollars par tête. Pourquoi ? Parce que celle-ci doit partager 20% de moins que Goldman avec le double de personnes. Merrill Lynch flirtera pour sa part avec les 175.000 dollars. Et Lehman ainsi que Bear oscilleront entre 200 et 210.000 dollars.

Au delà des Big Five, c'est bien sûr toute l'industrie de la finance qui bénéficie d'une conjoncture exceptionnelle. Car l'argent coule à flot, comme en témoigne la valeur sans précédent des fusions-acquisitions, les records boursiers et le boom des échanges sur les produits dérivés. Les trois principaux groupes bancaires américains - Citigroup, Bank of America (BoA) et JPMorgan Chase&Co -  alloueront également de généreuses primes à leurs employés, tout comme les centaines de hedge funds et de sociétés de gestion privée du pays. Et le phénomène est identique en Europe, en tout cas Londres, note également Bloomberg. Les banquiers de la City récolteront 18% de plus qu'il y a un an, soit une manne cumulée de 13,2 milliards d'euros, selon les calculs effectués par le CEBR, le Centre de recherche pour l'économie et les affaires. Mieux encore. Parmi cette caste de nantis, 4200 d'entre eux devraient engranger plus de 1,5 million d'euros chacun. Soit un bond de 40% en un an. De quoi largement amortir l'envolée des prix de l'immobilier de la capitale britannique.

Commentaire n°17 posté par Damien le 19/12/2006 à 10h50
La température du globe au plus haut depuis près de 12 000 ans

LEMONDE.FR avec AFP | 26.09.06 | 11h13  •  Mis à jour le 26.09.06 | 11h21



a température terrestre a grimpé au plus haut niveau depuis près de 12 000 ans, et ce durant les trente dernières années, indique une étude publiée, mardi 26 septembre, dans les annales de l'Académie nationale américaine des sciences et réalisée par des chercheurs américains dont l'un des principaux climatologues de la NASA, l'agence spatiale américaine. Ce réchauffement climatique commence à affecter la faune et la flore, relève la recherche. La rapide montée de la température du globe au cours des trente dernières années, à raison de 0,2 degré Celsius par décennie, fait que nous sommes actuellement à environ un degré Celsius du maximum enregistré depuis près d'un million d'années, indique James Hansen de l'Institut Goddard de la NASA pour les études spatiales, principal auteur de cette recherche.

 












"Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période inter-glaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12 000 ans", note-t-il.


"NIVEAUX DE POLLUTION HUMAINE DANGEREUX"

"Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux" alors que les gaz à effet de serre comme le C0², le dioxyde de carbone, sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, met en garde ce climatologue. Et de poursuivre :"Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons. (...) La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d'aujourd'hui, selon les estimations."


Les auteurs de cette recherche ont rappelé qu'un rapport publié en 2003 dans la revue scientifique britannique Nature montrait que 1 700 variétés de plantes et d'espèces d'animaux et d'insectes avaient migré vers le Pôle Nord à un rythme moyen de 6 km par décennie au cours de la dernière moitié du XXe siècle.


Le réchauffement est plus prononcé en allant vers l'Arctique où la fonte des glaces et des neiges met à nu le sol et les roches plus sombres qui absorbent de ce fait davantage la chaleur du soleil, amplifiant le phénomène, note l'étude. En revanche, les océans se réchauffent moins vite grâce aux échanges thermiques avec les eaux froides en profondeur.


Commentaire n°18 posté par Look at the Future... le 28/09/2006 à 01h34

FMI et Banque mondiale mettent en garde contre un retournement économique
AFP 19.09.2006 - 11:06



Le monde goûte actuellement une période de quasi-euphorie économique, mais les crises reviendront tôt ou tard et le meilleur bouclier serait la mise en oeuvre du cycle de libéralisation commerciale de Doha, ont mis en garde mardi le FMI et la Banque mondiale.


Avec un taux de croissance de quelque 5% depuis quatre ans, qui devrait poursuivre sur cette voie en 2007, la planète peut savourer une ère de "forte croissance et d'inflation contenue telle qu'on n'en avait pas vu depuis les années 60", s'est félicité le directeur général du FMI, Rodrigo Rato.


Mais elle ne doit pas s'endormir sur ses lauriers, alors que le cycle de croissance de l'économie mondiale pourrait justement "être en train de tourner", a-t-il averti dans son discours d'ouverture de l'assemblée annuelle des deux institutions à Singapour.


L'Espagnol a relevé que la dernière réunion de ce type sur le continent asiatique avait eu lieu en 1997, au moment précis où "une crise économique se profilait dans la région", laquelle s'était finalement soldée par "des pertes immenses pour les économies et les populations".


Certes, le continent en est finalement sorti "plus fort" grâce aux réformes qu'il s'est prescrites avec l'aide du Fonds, et l'Asie s'est aujourd'hui métamorphosée en "région la plus dynamique du monde", a-t-il observé.


Mais pour François Bourguignon, chef économiste de la Banque mondiale, "il est sain de se rappeler à quelle vitesse les conditions peuvent changer pour les marchés émergents".


A en croire M. Rato, "la porte vers un nouveau cycle de croissance est ouverte", à condition toutefois que le monde retrouve sa foi envers le multilatéralisme, mise à mal ces derniers temps.


Plus concrètement, cela signifie que les gouvernements doivent à tout prix sauver les négociations de Doha à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), en panne depuis des mois.



"La suspension des négociations du cycle de Doha est très décevante et nuisible. Cela repousse un accord qui accroîtrait la prospérité et soutiendrait la croissance dans le monde entier, cela alimente une inclination de plus en plus forte au bilatéralisme dans le meilleur des cas, au protectionnisme dans le pire des cas", a-t-il déploré.


"En matière de commerce, le monde va soit avancer vers plus de croissance et de meilleures opportunités, soit aller à reculons vers un nationalisme étroit. Nous ne devons pas nous bercer d'illusions en pensant qu'il existe une zone intermédiaire confortable", a-t-il ajouté.


Pire, s'il devait effectivement céder aux sirènes du protectionnisme, le monde se retrouverait encore plus vulnérable aux deux autres principaux risques économiques identifiés par le FMI, c'est-à-dire l'inflation (et son cortège de hausses de taux d'intérêt) et surtout le risque de crise financière en cas de dénouement brutal des gigantesques déséquilibres entre continents.


Le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a abondé dans son sens, appelant au "compromis" de la part de chacun, et citant nommément les Américains, les Européens et les pays en développement.


Les négociations à l'OMC sur la libéralisation des échanges avaient été gelées en juillet en raison notamment d'un différend sur les aides et droits de douane agricoles aux Etats-Unis et en Europe.


Le processus n'est cependant pas entièrement interrompu, et les responsables s'activent pour ranimer le Cycle de Doha. Le Groupe de Cairns, qui rassemble certains des plus grands exportateurs de produits agricoles mondiaux, se réunit à cet effet mercredi en Australie, avec des représentants américains et européens.


Commentaire n°19 posté par Look at the Future... le 19/09/2006 à 12h24

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