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Descubre Harmonia Paraiso ...
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Retour sur le Programme Harmony et la proposition de la création d'un "Conseil Mondial" composé de sages et icones mondiales...
Donnez votre avis sur la création d'une entité au delà de toutes les nations (comme dans la Guerre des Etoiles par exemple) , sans autorité, juste pour "guider le monde", à savoir
donner une directive, un horizon, une vision, et fédérer le monde vers un but commun, en l'occurence ici le Paradis Terrestre, ou en tout cas un monde meilleur, plus juste, plus humain, plus
heureux, plus harmonieux...
Et qui verriez-vous à l'intérieur de ce Conseil (et pourquoi)?
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Josette Sheeran, directrice exécutive du PAM, a évoqué mardi 22 avril au sommet sur les prix alimentaires organisé à Londres un "tsunami silencieux" de la faim. Quel est le sens de cette formule ?Tamara Kummer : Cette expression de "tsunami silencieux" porte à la fois l'idée de l'urgence de la situation alimentaire mondiale, des graves conséquences à long terme sur le développement et d'appel à un mouvement de solidarité internationale.
En effet, aux 854 millions de personnes souffrant de la faim que comptait le FAO en 2007, s'ajoutent les 100 millions de personnes en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine qui, au cours des six derniers mois d'inflation des cours agricoles, ont basculé dans la précarité. A la situation d'urgence qui se manifeste par les émeutes de la faim s'ajoutent des effets "silencieux" sur le développement à long terme. Par "tsunami", on entend une vague d'effets domino que la malnutrition entraîne. Notre intention est d'obtenir une réponse de solidarité internationale à cette crise mondiale à l'instar du tsunami de 2004.
Quels sont les effets à long terme de la malnutrition ?
La malnutrition a des conséquences graves dans les pays présentant un fort taux de séropositivité car les traitements rétroviraux perdent leur efficacité faute d'alimentation équilibrée. On sait aussi qu'un faible apport nutritif a un impact important sur le développement intellectuel des enfants. Et les effets de l'inflation sur l'économie et le développement laisseront également des séquelles, car quand un ménage se met à consacrer 80 % de ses revenus à son alimentation, il ne lui reste plus grand chose pour consommer d'autres produits ou pour payer des frais de scolarité ou de santé. On a estimé que les effets de la crise alimentaire entraînent une perte de sept années de développement dans les pays les plus pauvres.
Pourquoi le PAM a-t-il révisé une nouvelle fois ses besoins financiers ?Le PAM a besoin de 756 millions de dollars (476 millions d'euros) supplémentaires pour fonctionner "normalement" en 2008, c'est-à-dire simplement maintenir ses programmes en cours, sans parler d'aide d'urgence à apporter aux nouvelles victimes de la faim. Or, non seulement nous ne parvenons plus à financer certains programmes mais nous sommes confrontés à nos fournisseurs, comme au Népal, qui préfèrent rompre leur contrat avec nous et payer des pénalités, pour vendre leurs produits à d'autres et profiter de l'inflation. Aussi nous avons dû faire certains choix et suspendre des programmes d'alimentation scolaire au Cambodge et au Kenya.
Les gouvernements ont multiplié les promesses d'aides alimentaires supplémentaires : 125 millions d'euros de la part des Etats-Unis, 30 millions d'euros de la France, 37 millions d'euros de la Grande-Bretagne et 117 millions de la Commission européenne. Ces initiatives correspondent-elles à vos attentes ?
Nous ne pouvons que nous réjouir de ces annonces de la part des pays donateurs, nous attendons également beaucoup des pays émergents qu'ils donnent de plus en plus et espérons une pleine mobilisation de la part des Etats en voie de développement eux-mêmes. Cependant les sommes promises ne suffiront pas à combler notre déficit, alors même que le budget ne cesse d'augmenter. Notre projection budgétaire totale pour 2008 s'élève à 4,3 milliards de dollars.
Josette Sheeran était au sommet sur les prix alimentaires organisé par Gordon Brown dans le but de jeter les bases d'un plan international d'action de lutte contre la crise alimentaire qui sera présenté en juillet à la réunion du G8 et à l'ONU à l'automne. Qu'attendez-vous des instances internationales ?
Notre rôle n'est pas de préconiser telle ou telle réforme structurelle mais nous apprécions les prises de position de la Banque mondiale, du FMI et de personnalités telles que Jacques Chirac et Gordon Brown qui semblent prendre la juste mesure de la gravité de la crise en se prononçant en faveur d'un recentrage sur le développement agricole, véritable clé de voûte du développement. Nous attendons surtout une mobilisation concertée qui apporterait des réponses mondiales.
Objectifs. Le but initial - promouvoir un modèle de management européen - a évolué. En 1987, le forum prend le nom de World Economic Forum (WEF). Un de ses buts est d'offrir une tribune pour résoudre les conflits mondiaux. Aujourd'hui, l'objectif du Forum économique mondial est d'"intégrer les dirigeants issus des horizons politique, économique et social dans le sein d'une communauté oeuvrant à l'échelle planétaire dans le but d'améliorer l'état du monde ainsi que le bien-être et la prospérité de l'humanité".
Organisation. Le Forum est une organisation non gouvernementale (ONG). Basée à Genève, elle est dirigée par quatre personnes et compte environ 280 salariés. Elle a récemment ouvert deux bureaux, l'un à New York, l'autre à Pékin.
L'intendance du Forum de Davos est assurée par Publicis Live, société détenue conjointement par le groupe Publicis et par le Français Richard Attias.
Rencontres. Le sommet organisé chaque année à Davos, lors de la dernière semaine de janvier, auquel assistent 2 400 personnes, est la manifestation la plus emblématique du WEF, mais elle n'est plus la seule. En 2007, un autre forum annuel a vu le jour, en Chine cette fois, et à destination des "nouveaux champions de l'économie mondiale".
Par ailleurs, le WEF organise des forums régionaux en Inde, au Proche-Orient, en Amérique latine, en Turquie ou en Russie, mais ceux-ci ne sont pas forcément renouvelés chaque année.
Mises en réseaux. Le WEF multiplie les réseaux. Sous son égide, des hommes d'affaires arabes se réunissent une fois l'an. Les femmes leaders ont leur propre structure. Les entreprises se réunissent aussi en marge du sommet de Davos - et en toute discrétion - par secteur d'activité. On compte actuellement 17 secteurs (automobile, énergie...).
Soucieux de transparence mais aussi de disposer de relais, le WEF réunit deux fois par an une centaine de leaders des médias (éditorialistes, blogueurs...).
Détection des talents. Le WEF ne veut pas se contenter de rassembler les "maîtres du monde" d'aujourd'hui, il veut repérer ceux de demain. Trois "communautés" ont été créées pour cela : les entreprises de croissance (138 sociétés internationales dont l'activité croît de plus de 15 % par an et dont le chiffre d'affaires se situe entre 100 millions et 2 milliards de dollars), les pionniers technologiques (38 petites sociétés sélectionnées en 2008), et environ 250 "jeunes leaders" repérés chaque année.
Engagement social. Soucieux de se démarquer de l'image ultralibérale qui lui est souvent accolée, le Forum a créé la Fondation Schwab. En partenariat avec des médias (dont L'Expansion en France), la Fondation distingue dans de nombreux pays l'"entrepreneur social de l'année" et le fait bénéficier de ses services.
Par ailleurs, le WEF fédère de multiples initiatives contre la faim dans le monde, la pauvreté, la fracture numérique ou en faveur de l'éducation.
Publications. Le WEF publie de nombreuses études chaque année. Peu à peu, son rapport annuel sur la compétitivité des pays s'impose comme une des références en la matière.
CHIFFRES
BUDGET.
Selon son rapport annuel, le budget du Forum économique mondial est de 70,8 millions d'euros. Cette somme provient essentiellement des droits d'adhésion (17,2 millions d'euros), des droits de participation (18,6 millions) et des partenariats (31,5 millions).COTISATIONS.
Il y a trois types d'adhérents, et donc trois niveaux de cotisation. Les adhérents simples - mais qui doivent figurer parmi les grands groupes mondiaux - paient 26 300 euros et peuvent envoyer un dirigeant à Davos. On en compte un millier.Par ailleurs, 230 partenaires industriels paient 154 000 euros pour avoir le droit d'envoyer deux représentants. Des sessions sectorielles leur sont réservées, loin des regards indiscrets.
Enfin, 93 partenaires stratégiques paient 309 000 euros pour envoyer cinq personnes, dont quatre dirigeants, à Davos.
A Londres, devant un parterre de grands patrons du pétrole, réunis à l'occasion de la Oil & Money Conference, rendez-vous majeur de l'industrie pétrolière mondiale, Sadad Al-Husseini a lancé trois affirmations lourdes de conséquences : la production mondiale de pétrole et de gaz liquéfié va stagner jusqu'aux alentours de 2020, avant de décliner inexorablement ; les chiffres officiels "exagèrent" les réserves planétaires de 300 millards de barils, soit un quart du total encore exploitable ; la stagnation de la production implique une augmentation minimale du prix du baril de 12 dollars chaque année, à mesure que se creusera l'écart entre une offre stagnante et une demande toujours plus forte.
Sadad Al-Husseini, qui a obtenu son doctorat en géologie en 1973 à l'université américaine de Brown, et a été en charge de l'exploration et de la production de l'Aramco de 1992 à 2004, revient en détail sur ses assertions pour Le Monde.fr.
UNE STAGNATION DE LA PRODUCTION, SUIVIE D'UN DÉCLIN
La capacité mondiale de production atteint aujourd'hui 84 millions de barils par jour (mb/j). Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), elle devra parvenir à 116 mb/j d'ici à 2030 afin de répondre à la demande de plus en plus forte des économies émergentes. Mais pour Sadad Al-Husseini les extractions mondiales plafonnent déjà parce que de nombreuses régions pétrolifères ont amorcé leur déclin. Ses propres projections font état d'un recul spectaculaire : il table sur une production pétrolière inférieure à 70 mb/j en 2030.
Il justifie : "Des pays de l'OPEP tels que l'Arabie saoudite, le Nigeria et l'Angola ont annoncé qu'ils ajouteront 10 mb/j de capacités nouvelles de production d'ici à 2014. Toutefois, tous les pays de l'OPEP ne sont pas capables de fournir le même effort. L'Indonésie, l'Iran et le Venezuela, par exemple, vont voir leur capacité de production décliner. D'autres, comme le Koweït, l'Irak et les Emirats arabes unis ne pourront faire mieux que maintenir leur production, dans le meilleur des cas. Donc au total, l'OPEP [qui dispose de 75 % des réserves planétaires] ne peut pas dégager de capacités de production supplémentaires au cours de la prochaine décennie."
Le Dr Husseini indique que les champs pétroliers géants du golfe Persique sont désormais à 41 % vides, en moyenne. Il explique encore : "La hausse des prix de l'énergie ne crée pas de nouvelles opportunités de production, parce que les nouvelles ressources en pétrole et en gaz naturel sont beaucoup plus difficiles à trouver et à développer."
DES RESERVES "EXAGÉRÉES"
Deuxième affirmation de M. Husseini : les réserves pétrolières sont "exagérées" de 300 milliards de barils. Coupables, selon lui, certaines "compagnies pétrolières [occidentales], l'Agence internationale de l'énergie et l'administration américaine (...) ont cyniquement exagéré les capacités de production de l'OPEP. Il s'agissait d'exercer une pression politique sur les pays de l'OPEP, afin de permettre aux compagnies internationales de s'implanter sur leur territoire".
L'ancien vice-président de l'Aramco pointe également du doigt certains des pays partenaires de l'Arabie saoudite au sein de l'OPEP, "qui ont laissé circuler des estimations spéculatives [de leurs réserves] ne reposant sur aucune analyse technique, et dont les déclarations sur leurs réserves prouvées répondent à des décrets politiques"."Nous savons cela, poursuit-il, parce que [ces pays] n'avaient pas de programme d'exploration ou de développement en cours mais déclaraient pourtant des réserves supplémentaires année après année."
Peut-on revenir à des évaluations plus "réalistes", selon sa propre expression, de la quantité de pétrole qui reste encore exploitable ? "Peu de pays de l'OPEP sont prêts à le faire, en particulier si cela revient à réduire le montant de leurs réserves de pétrole, au lieu de les augmenter !"
UNE AUGMENTATION INÉXORABLE DU PRIX DU BARIL
En conséquence, Sadad Al-Husseini juge que le prix du pétrole ne peut que continuer à monter. "La situation est analogue à celle d'un réservoir d'eau que l'on pomperait plus vite qu'il ne se remplit", résume-t-il. "Bien sûr, la spéculation est à l'origine de certaines augmentations des prix du pétrole", concède le Dr Husseini. "Cependant, l'escalade logique des prix depuis 2002 indique aussi que les extractions de pétrole sont fondamentalement limitées", tranche le pétrogéologue.
Les graphiques présentés par Sadad Al-Husseini font état d'un renchérissement futur des prix du brut de 12 dollars par an, au moins, chaque fois que l'écart entre offre et demande augmentera de 1 mb/j. En 2006, selon BP, l'offre pétrolière mondiale s'est établie à 81,6 mb/j, pour une demande supérieure de 2 mb/j, à 83,6 mb/j.
Sadad Al-Husseini conclut : "Plus vite nous réaliserons que les extractions de pétrole ne peuvent augmenter indéfiniment, plus vite nous rechercherons des options énergétiques alternatives et soutenables, et nous éviterons ainsi des folies tragiques telles que l'occupation de l'Irak, et d'autres mésaventures similaires."
Un expert indépendant ?
Sadad Al-Husseini affirme qu'il n'a plus de contact professionnel avec l'Aramco depuis son départ de la compagnie en mars 2004. Il dit avoir quitté la compagnie pétrolière nationale saoudienne "en partie afin de pouvoir parler librement de l'industrie pétrolière". Ses critiques à l'égard des réserves pétrolières déclarées par les pays de l'OPEP n'en épargnent pas moins l'Arabie Saoudite. Il reconnaît que ses déclarations sont attentivement analysées, a posteriori précise-t-il, par le ministère du pétrole du royaume.
L'ancien responsable de l'exploration et de la production de l'Aramco a pu apparaître comme la voix "off" du premier producteur d'or noir de la planète. En 2004, le département américain de l'énergie estime que l'Arabie saoudite est capable d'atteindre une production de 22 mb/j d'ici à 2025, soit deux fois plus qu'aujourd'hui (10,8 mb/j). L'Aramco ne conteste pas officiellement ce pronostic très optimiste. Mais en novembre 2004, huit mois après avoir quitté la compagnie, Sadad Al-Husseini déclare à la presse britannique qu'il a "plus de chance de vivre un jour sur la Lune" que de voir se réaliser les espoirs de Washington. Quelques semaines plus tard, le département américain de l'énergie ramène sa projection à 16,3 mb/j.
Aujourd'hui, le Dr Husseini n'hésite pas à affirmer que ses prises de position ont pour but "de garder l'économie mondiale en vie, de prévenir des guerres absurdes, ainsi que des troubles économiques"."Nous avons été surpris par les résultats qui pointent tous dans la même direction", a déclaré à la presse Steven Kull, directeur du Program on international policy attitudes, lié à l'université du Maryland et au WPO. Selon lui,"les opinions publiques semblent moins préoccupées par les questions de souveraineté que les gouvernements" et elles "verraient d'un bon œil des Nations unies plus fortes".
L'idée d'une force onusienne permanente de maintien de la paix est soutenue par une majorité de sondés dans 12 des 14 pays où la question a été posée. Les Péruviens la souhaitent à 77 %, suivis notamment par les Français (74 %) et les Américains (72 %). Aucun des pays sondés n'y est majoritairement hostile.
AUTORISER L'USAGE DE LA FORCE
Habiliter l'ONU à réglementer le commerce international des armes obtient le soutien d'une majorité dans 12 pays sur 14. C'est en France qu'on y est le plus favorable (77 %), en Corée du Sud (75 %), en Israël et aux Etats-Unis (60 % chacun). La majorité des Philippins et des Argentins sont contre. Les Français sont également en tête pour souhaiter que l'ONU ait le pouvoir d'enquêter sur les violations des droits humains – 92 % d'avis favorables, contre 75 % chez les Américains et les Péruviens et 74 % chez les Sud-Coréens. Seules exceptions, les opinions aux Philippines et en Argentine sont partagées sur ce point.
Le sondage fait aussi apparaître un large soutien à l'idée que le Conseil de sécurité ait le pouvoir d'autoriser l'usage de la force dans trois grands cas de figure : pour défendre un pays agressé (de 66 % de "oui" en Inde à 84 % en France), pour empêcher le soutien au terrorisme (souhaité par 61 % des Palestiniens et des Sud-Coréens, mais par 85 % des Israéliens et 84 % des Français), pour la prévention des génocides (74 % en moyenne, 83 % des Israéliens et Américains, 85 % des Français).
Enfin, le sondage fait ressortir que l'opinion publique américaine estime que l'ONU joue "un rôle nécessaire dans le monde" et "soutient la participation des Etats-Unis" à l'organisation mondiale.
18 pays et territoires, représentant 56 % de la population mondiale
Le sondage a été effectué de juillet 2006 à mars 2007, dans 18 pays et territoires représentant 56 % de la population mondiale, parmi lesquels la Chine, les Etats-Unis, la France, la Russie, l'Inde, l'Iran, Israël, le Mexique et la Thaïlande, ainsi que les territoires palestiniens. L'institut n'a pas précisé sa méthodologie pour réaliser son sondage en Chine, en Iran ou en Russie.